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ECRIRE ENSEMBLE 6 / le canapé de l’étrange

ecrire ensemble 6 adrienne– Tu verras, lui avait-il dit, j’ai tout arrangé !

Deux mois déjà qu’il lui répétait de ne s’inquiéter de rien, qu’il s’occupait de tout. Mais elle le connaissait, son homme, alors elle n’était pas rassurée. Pas du tout, même !

– Je suis sûr que ça te plaira, comme endroit, dit-il encore. Un peu retiré du monde, exactement comme tu aimes !

Elle se demandait d’où lui venait cette réputation d’ermite, elle qui avait toujours aimé la ville et le mouvement, les bons petits bars à vin où on peut déguster des crus au verre, accompagnés de quelques plats du terroir. La ville et ses nombreuses offres de sorties, le cinéma, le théâtre…

Apparemment, il n’y aurait rien de tout cela là où il l’emmenait.

– Mais alors, comment on fera pour les repas ? Faudra que je cuisine moi-même ? s’enquit-elle.

– Non, non, il n’en est pas question, tu auras de vraies vacances ! Tout est prévu, je te dis !

Pourtant, tout le long de la route, elle ne réussit pas à profiter sereinement du paysage.

– Je ne serai tranquille que lorsque j’aurai vu, pensa-t-elle.

Et la première chose qu’elle vit, ce fut le canapé.

Le couple avait quitté Clermont Ferrand en voiture au petit matin. Les trois-quarts du trajet s’étaient déroulés sous une pluie battante. Passé la frontière italienne l’édredon nuageux se déchira, laissant quelques plumes blanches voleter de-ci de -là  sur le fond céruléen. Alvin avait réservé un gîte dans un village fiché à flanc de colline, situé entre Cinque Terre et La Spézia. Le bout du monde aux portes de la ville. Alvin avait en tête les premiers pas touristiques dès leur arrivée.  Ils s’étaient relayés au volant mais arrivé à destination, éreintée, Claire priait pour se mouler dans un bon fauteuil, une boisson fraiche à portée de doigts.

L’image du canapé lui sauta aux yeux parce que sa présence, son habillage étaient complètement incongrus au milieu des meubles anciens et des reproductions de tableaux de madone ou de champs fleuris. Ce canapé était tendu d’un tissu imprimé de zébrures verticales blanches et noires comparables à celles de l’équidé. Mais à intervalles réguliers, à l’horizontale, les lignes contrastées étaient interrompues par des séries de chiffres noirs.

—«Alvin, regarde, un canapé-zèbre à code barres» !

– Hé oui,  et ce n’est pas tout !

Déjà Alvin montait  à l’étage, ouvrait des portes, et Claire entendait l’eau couler dans ce qui devait être une salle de bain. Mais elle, figée, continuait de regarder le canapé à rayures, la tache bleutée, les chiffres qui prenaient  maintenant des dimensions  bizarres, un code remontant lentement du fond de sa mémoire : où, mais où donc avait-elle vu  ce dessin, et jusqu’aux coulures de l’encre sur les zébrures, le fondu des couleurs entre elles, sous l’influence d’une grosse pluie. Ou d’une larme ?

Une image lentement se faisait jour à travers les milliers de secondes amoncelées dans sa mémoire : une route, la pluie, un talus, un choc.

Alvin, là-haut, l’appelait :

– Viens un peu voir la mer, c’est fantastique.

Mais elle, incapable de bouger, gardait toujours les yeux fixés sur le canapé-zèbre au code barre.

Tout remontait petit à petit, des bribes de souvenirs affleuraient, flous et insaisissables, puis de plus en plus nets.

 La voiture avait fait plusieurs tonneaux, elle s’était immobilisée sur le toit au fond du ravin et Claire, immobilisée par la ceinture de sécurité et l’airbag, aveuglée par les larmes, le sang et ses cheveux était restée des heures avec le code barre d’un paquet de gâteaux coincé devant les yeux.

 Elle revenait de faire les courses et avait été surprise par un sanglier traversant la route. Elle avait donné un coup de volant un peu trop brusque. La route de montagne était déserte. Ses parents, avec qui elle était en vacances, n’avaient donné l’alerte que bien plus tard car ils croyaient qu’elle était partie en ville pour la journée.

 Et là, sur ce canapé, c’était le code barre du paquet de gâteaux qui s’étalait en chiffres énormes.

 –          Je ne peux pas rester ici Alvin ! S’il te plaît, partons !

 –          Mais qu’est-ce qui te prend ma Clairette ? Tu n’aimes pas cette maison ?

 –          Cette maison est maudite Alvin, je le sens, je le sais ; il va nous arriver quelque chose de moche ici…

La tâche bleue semble se diluer devant les yeux de Claire. Les larmes lui montent aux yeux, sa respiration devient difficile. Les souvenirs affluent, elle tente d’expliquer à Alvin ce que ce code barre représente mais les mots se bloquent. Elle n’y arrive pas, comme si le dire ferait redevenir réel son cauchemar.

Puis, elle remarque la forme du dossier du canapé. Cela la frappe soudain ! C’est exactement l’image qu’elle a eue du haut du dos du sanglier au moment où elle l’a heurté. Les touffes hirsutes sont réparties identiquement. Pourtant, l’instant avait été fugace mais elle en est certaine, c’est bien la même silhouette ! Et cela non plus, elle ne parvient pas à le verbaliser, ajoutant à sa panique et à l’incompréhension d’Alvin.

Il la regarde, il tente de la prendre dans ses bras pour la réconforter mais elle se débat comme si sa vie en dépendait. Il n’arrive pas à s’habituer aux crises de panique de Claire. Il pensait qu’en s’éloignant des lieux de l’accident, elle pourrait se sentir mieux. Il se dit qu’il lui faudra juste un peu de temps et que le changement d’air lui fera du bien. Mais là, juste maintenant, il aimerait pouvoir comprendre, qu’enfin elle parvienne à lui raconter…

Cher homme s’il savait !

Lui si tendre , si attentionné !

Je lui avais pourtant fait la promesse de ne plus revoir cet envoutante « parenthèse ».

 J’avais réussi , jusqu’à maintenant, à refouler et maintenir la boîte de Pandore fermée bien étanche.

 Maintenant tous ces signes me ramènent certes à l’accident, mais surtout à cette faute , à cet incartade inavouable.

 Le code barre, la forme sanglier, le bleu, le même azur que celui de SES yeux. Retenant un sourire, elle se rappelle avoir fait une association avec le bleu de cette chambre , témoin de leurs ébats coupables.

 Comment lui demander de quitter cet endroit, ou de sortir ce canapé sans éveiller ses soupçons ?

 Tremblante, de peur, de remords, d’ambivalence, elle se revoit saoule de plaisir, au volant de sa voiture, sur cette route sinueuse , la tête et le cœur aveugles aux obstacles.  Trop euphorique elle a été surprise par ce sanglier, s’est retrouvée coincée, à expier dans le fossé.  Elle croyait avoir suffisamment purgé sa peine, c’était compter sans la mémoire.  

Elle regarde à nouveau le canapé, les chiffres du code barre attirent son attention, 12081983 espace 11091985 , elle réalise que la première série correspond à la date du jour de l’accident et que la deuxième correspond à celle de leur arrivée en cet endroit.

 *  *  *

Deux années s’étaient écoulées mais c’était comme si l’accident avait eu lieu hier.

Pendant qu’elle avait été hospitalisée, Alvin avait loué un appart et quitté son petit studio. Dès qu’elle fut de nouveau sur pied, il ne lui restait qu’à emménager avec quelques dernières affaires personnelles : tout était déjà prêt et en place. Elle n’avait pas vraiment été consultée et même ses parents étaient dans le complot. Ils voyaient en Alvin le gendre idéal. Son père avait trouvé en lui le parfait partenaire pour ses interminables parties d’échecs et sa mère rêvait déjà tout haut de son premier petit-enfant.  Ou plutôt de sa première petite-fille, car elle se voyait déjà lui cousant des petites robes à fleurs et lui mettant des nœuds roses dans les cheveux.

Pour Claire, tout ça allait un peu trop vite. Mais comme elle se sentait coupable, elle se laissait diriger et faisait toutes leurs volontés : père, mère, Alvin, tous avaient pris le pli de décider pour elle. On ne la consultait plus que pour la forme. D’ailleurs, elle était toujours d’accord.

Mais depuis deux ans, elle traînait cette sorte de langueur et cette incapacité à s’en sortir, à communiquer. Même ses deux meilleures amies n’étaient au courant de rien et elles aussi mettaient sur le compte de l’accident son attitude parfois étrange et souvent absente.

– Et si je lui avouais tout, là, maintenant, tout de suite ? se dit-elle. 

Ce que je vois ne peut être la réalité. Il faut que je me raisonne. C’est un mauvais rêve, un cauchemar. Pire, une hallucination. Cela fait pourtant pas mal de temps que je n’ai plus rien consommé d’illicite. Les chances pour que ces chiffres correspondent à des dates aussi significatives dans mon vécu sont plus minces que celles obtenues en gagnant à Euro millions. Cette vision, cette révélation dépassent le champ de l’improbable. C’est quasi impossible, je deviens folle. Et s’il s’agissait d’une méchante blague. Alvin ? Non, pas lui, je deviens parano.

« Alvin, je suis mal, la fatigue du voyage sans doute.

—Du repos, ne reste pas debout, tu es toute tremblante, allonge toi dans le canapé.

—Ah non, ça jamais ! Tu n’as pas vu les chiffres ?

—Mais, qu’ont-ils, les chiffres, Claire ?

—Ils correspondent à des dates, ne vois-tu pas ?

—Tiens oui, la date d’aujourd’hui, je n’y avais pas fait attention.

—Et l’autre, la première, cela ne te rappelle rien ?

—J’y suis, l’accident, c’est très étrange en effet, tout comme ce canapé d’ailleurs, il est drôle mais cela ne me fait pas vraiment rire. De plus, il est fichtrement contemporain, comment a-t-il atterri dans ce village archaïque ? Bizarre mais sans danger, il ne me fait pas peur, d’ailleurs je vais te montrer, je m’y installe. Et de grâce Claire, calme-toi, ce n’est que du mobilier.

—Non, Alvin ! Non ! »

Mais Alvin s’approche du canapé sans se presser, de son long pas élastique de sportif que rien n’arrête. Aux cris de Claire, il se retourne pourtant, sourit, balance un instant entre courir vers elle ou s’affaler sur les coussins. Il choisit un moyen terme , se perche en héron sur la jambe droite, le pied gauche suspendu en attente au dessus du siège.

– Regarde, si je le défonçais à coup de tatanes ? Si tout simplement nous le démolissions, ce truc-muche-moche sur lequel je te défends bien de poser tes miches, sans mâcher mes mots ? Si nous le brûlions ce soir en feu de joie, et tes souvenirs avec ?

Il y a dans son regard cette étincelle que Claire connait bien pour s’y être souvent raccrochée, quand tout semblait la quitter ; cet éclair de malice, de bonté pétillante, car Alvin a des yeux de champagne sous la mousse claire des sourcils. Un regard qui continue de capturer Claire ; des yeux qu’au plus fort de sa passion pour l’autre elle n’a jamais pu oublier.

Elle observe les bulles dans les yeux d’Alvin, et elle sait… Elle se rend une nouvelle fois compte de l’immensité de sa faute et estime que tout ce qu’elle a subi depuis n’est que juste châtiment, qu’elle n’a pas encore fini d’expier, qu’elle est condamnée jusqu’à la fin de ses jours. Quand il la regarde ainsi, elle regrette presque de n’avoir pas péri dans l’accident. Et en même temps, il lui semble y avoir laissé sa vie, son insouciance, sa foi en un lendemain qui chante.

Et soudain, elle la sent en elle, cette flamme que l’étincelle des yeux d’Alvin sait allumer ! Elle sent tous ses muscles se détendre. Elle a envie de bondir et de sauter sur le canapé à pieds joints, de faire la fête et d’entraîner Alvin dans une folle équipée. Pourtant, elle n’en fait rien. Elle regarde toujours Alvin dans sa posture de flamant rose. Elle attend qu’il décide ce qu’il convient de faire, qu’une fois encore il prenne tout en mains.

Il la dévisage. Il ne parvient pas à deviner les pensées qui agitent Claire. Il voudrait que l’esprit du zèbre-sanglier fasse revenir sa Claire à la vie, car il ne voit plus qu’une ombre de Claire quand il la regarde.  

Mais sa position n’est guère stable, et il ne tarde pas à perdre l’équilibre. Claire le voit tomber mais elle ne sait plus réagir et avant qu’elle n’ait dit ouf, la tête d’Alvin heurte le bras du canapé.

Stupéfaite, affolée, elle se précipite vers lui. 

Il est inconscient, du moins le croit-elle ! 

Elle tremble d’angoisse, les larmes affluent, elle l’appelle, l’embrasse, le berce, rien n’y fait , il demeure inerte contre sa poitrine. Elle sanglote ;

_ Pardon Alvin, pardon, je t’en supplie reviens-moi, c’est trop cher payé, je te jure que c’est terminé, que je ne le reverrai plus jamais ! 

Elle court chercher une compresse d’eau froide, éponge avec précaution son visage et la tuméfaction apparue sur son crâne, elle gémit, l’implore de reprendre connaissance. 

_ Je ferai tout ce que tu veux, nous aurons des enfants, j’accepte de t’épouser et de fonder une famille. J’ai tant besoin de toi, je regrette tellement , si tu savais !

_ Maintenant je sais, dit-il en se redressant !

 

Lancé par Adrienne, suivi par JalephLise, Madame de K. ,  Ma’,  Marie-Ange/ ( tour 2 / 9 juin 2013

67 Commentaires Poster un commentaire
  1. Lise #

    voici le SIXIEME écrire-ensemble, lancé aujourd’hui par Adrienne avec une illustration de son cru, et c’est JAL qui va nous le décrire, ce fameux canapé !
    Merci, Adrienne, nous sommes toujours dans l’expectative au début de ces textes-relais, et tu es tout à fait dans le ton de l’Ecritoire, mystère et étrangetés, je sens que nous avons ici de quoi nous amuser ensemble.
    Et l’illustration est excellente aussi – bien que je ne vois pas trace de canapé dans les façades, il est bien caché : à nous de le découvrir 😉

    9 juin 2013
  2. ah oui, intéressant ! je prendrai mon tour, tu me diras Lise

    10 juin 2013
  3. Lise #

    en suivant le tour, maintenant c’est Jal, puis moi, puis toi 😉

    10 juin 2013
    • Oui bien vu bien lu, pour le moment je courre mais bientôt je suivrai.

      10 juin 2013
  4. Lise #

    h, hé « bientôt ? tu a s jusqu’à demain soir 11 juin, mon z’ami !!

    10 juin 2013
  5. Lise #

    je viens de le relire avec grand plaisir, je l’ai, disons, « redécouvert » 😉

    11 juin 2013
  6. Lise #

    Madame de K : j’ai bien reçu ton guide ainsi que l’illustration, mais j’ai un probleme pour entrer sur l’Ecritorie ce matin, je ne peux pas le poster tout de suite, j’espere pourvoir circonvenir ce tralala de WP and la matinee !

    11 juin 2013
  7. LOL un canapé zèbre à code barres 🙂
    la suite, la suite!

    11 juin 2013
  8. Lise #

    et voilà ! je suis bien, moi, maintenant pour continuer ! sans compter que je ne peux toujours pas rentrer sur mon propre blog, et comme je suis NULLE en technique, je me demande OU n ous allons aterrir ?
    Mais j’essaie encore, et encore, et encore !

    11 juin 2013
  9. Marie Ange #

    Super comme départ ! Je me suis bien amusée à vous lire ! J’ai hâte de lire la suite moi aussi ;-)))

    11 juin 2013
  10. Lise #

    finalement, j’ai reussi à poster ma participation !
    A toi, madame de K

    14 juin 2013
    • L’intrigue prend forme, .
      Mais.., c’est quoi la tache bleue ?

      15 juin 2013
    • madamedekeravel #

      j’arrive !

      15 juin 2013
      • madamedekeravel #

        ayé, je viens de poster la suite ! je me suis occupée du code barre mais j’ai lâchement laissé la tache bleue en plan, au suivant de s’en occuper s’il ou elle le souhaite 😉

        15 juin 2013
  11. Lise #

    Alors, là, ma chère Madame de K,. tu ne nous simplifie pas la vie avec ton paquet de gâteaux ! BRAVO, j’avais bien pensé à quelque chose dans ce genre, mais que vont-ils faire, ces deux, maintenant ? parviendront-ils à laisser le canapé de l’étrange ? C’est MA qui va apporter de l’eau au moulin : à toi, MA !

    15 juin 2013
  12. Lise #

    arghh comme souvent, la mise en forme du texte déc.. me décourage ! sorry pour les différences de grosseurs de lettrage. Ici encore, Jal, tu peux faire quelque chose ?

    15 juin 2013
    • Hop, voici voilà.
      Mais pour y arriver: copié depuis le tableau de bord , collé sur un doc Word et recopié ensuite dans le tableau de bord. Ce dernier semble très susceptible quand y modifie les textes.

      Mme de K, hi hi, décidément ce blog est hanté par les codes barres

      15 juin 2013
      • Lise #

        MERCIIIIIIIIIII tu es le SAUVEUR de l’Ecritoire ( bisous, bisous , j’ai rien compris, mais ca marche et c’est le principal)

        15 juin 2013
  13. Ma' #

    Ouh là… J’envoie quelque chose d’ici la fin du week-end si tout va bien. Lundi matin au pire des pires… Mais là, il faut que je recolle les idées (et accessoirement que je file à la fête du judo 🙂 )

    15 juin 2013
    • Lise #

      @ Ma’ : Je me demande OU tu es allée chercher ce SANGLIER, mais voici un BON et nouvel élément pour la suite de l’histoire, et ( sans rire ! ) un de taille ! Je crois qu’Adrienne devra recommencer un second tour avant d’en venir à bout.

      Il y a des sangliers dans ton pays ? Quoiqu’il en soit, merci, j’aime beaucoup cette nouvelle tournure, la panique de Claire, les interrogations d’Alvin.

      Que va-t-il en résulter ?

      18 juin 2013
      • Ma' #

        Oui, il y a des sangliers par chez moi…
        Mais le dos en question, disons que l’image est venue d’elle-même quand ça a parlé d’accident de sanglier : nous en avons percuté un l’été dernier en Sologne… Juste vu un dos hirsute, pas eu le temps de dire « attention une bête » que boum ! Heureusement, pas de conséquences aussi dramatiques que celles de la pauvre Claire, « juste » une voiture bonne pour la casse …
        Et le pire, 15 jours après en avoir racheté une, mon mari en a évité un de peu à même pas 500 m de chez nous…

        18 juin 2013
        • Lise #

          je sais que c’est très dangereux, un sanglier, car c’est compact, sombre, on ne l;es voit pas a une certaine heure et soit ils s’immobilisent, aveugles par les phares, soient au contraire ils foncent sur la voiture
          Mais quand même, la voiture bonne pour la casse … crotte !

          Heureusement, pas de blessures ?

          18 juin 2013
          • Ma' #

            non aucune blessure, juste une grosse frayeur pour tout le monde.
            C’était en traversant une forêt, à la tombée de la nuit… En effet, tu le vois au dernier moment car c’est sombre, et ils n’ont pas les yeux ui « brillent » dans les phares comme d’autres animaux… Il a traversé pile devant nous, le temps de réagir, c’était trop tard… Lui, il est reparti en courant…
            Dans l’absolu, la voiture était réparable mais ça aurait couté trop cher par rapport à la valeur résiduelle de la voiture…

            19 juin 2013
  14. Lise #

    toutes mes pensées pour la fête du judo, et ok, on te donne jusqu’à LUNDI – take care 😉

    15 juin 2013
  15. Lise #

    Spécial Sylvie : est-ce une nouvelle façon « à la francaise » de présenter les dialogues ?
    [ – Cette maison est maudite Alvin, je le sens… etc.. ]
    le tiret est à 10 espaces de la premiere lettre de la phrase.

    Remarque, j’aime bien. Mais un jour va falloir nous mettre d’accord sur les tirets, dialogues, parentheses, guillemets, etc…

    Tu en sais plus que nous tous sur les mises en page, tes conseils sont bienvenus.

    16 juin 2013
    • S’il s’agit du texte verdâââtre, possiblement s’agit-il du résultat de mes manipulations afin d’uniformiser les polices, si je puis dire, hi hi.

      16 juin 2013
      • Lise #

        je ne crois pas, Jal, j’ai fait un copié-collé du texte de Sylvie sans rein ajouter ni retrancher.
        La manière de présenter avec un petit tiret et 10 espaces est ici (USA) courante dans les dialogues de théâtre, script ( films) mais inusité dans les dialogues « livres »
        Quoiqu’il en soit, il faudra bien un jour savoir quelles sont les normes – s’il y en a ?

        Au passage, merci pour l’uniformisation !! tu as fait en html ?

        16 juin 2013
        • Que non Lise, point d’html, je ne le maîtrise pas. J’ai simplement collé le texte vert de K Mme sur un doc Microsoft Word et recopié ensuite dans le tableau de bord de Word Press. Cette simple opération uniformise le texte. A ce stade, il faut évidemment ouvrir à nouveau la boîte de crayons de couleurs.

          17 juin 2013
  16. Lise #

    C’est vrai, je me souviens maintenant qu’il y a 2 moyens – 3 en fait, avec les html que je ne maitrise pas bien, enfin, uun [peu, mais j’ai la flemme … – et oui, tiens, quand je passe au noir, c’est plus simple d’aller sur Word et de passer carrément tout le texte comme nous voulons. Merci pour ton temps 😉

    17 juin 2013
  17. Lise #

    et hop, voici la suit par MA », MERCI MA  » !!!

    et Gisou Marie-Ange, tu vas te régaler de prendre la suite, avec ce dos d’un sanglier maintenant … Je me demande où va nous entrainer ce canapé de l’étrange ?

    Quoiqu’il advienne, je peux vous dire que nous progressons en ecriture ensemble, nis ecritures se suivent subtilement, et a la relecture au noir, on ne sait pas qui a ecrit quoi : c’est assez fantastique, non, de voir ce que peuvent faire une douzaine de mains ( 120 doigts ! ) sur 6 claviers differents ?

    Nous n’allons pas laisser une si belle expérience se perdre … si ?

    17 juin 2013
    • Marie Ange #

      oui, oui je cogite et t’envoie ma mouture demain !

      17 juin 2013
  18. Lise #

    @ Marie-Ange : Parfait, je suis là toute la journée ( hi hi i iii !) Es-tu inspiree par ce canapé vraiment étrange ?

    @ Adrienne : coucou , quelle est ton opinion sur la tournure prise par ce fameux canapé ?

    18 juin 2013
  19. un sanglier-zèbre recyclé en canapé, qui l’eut cru 😉
    certainement pas moi 😉
    et maintenant c’est de nouveau à moi ou il y a encore quelqu’un avant?

    18 juin 2013
    • Lise #

      C’est le tour de Marie-Ange, elle COGITE ferme, la pauvre ! Mais je la connais, elle va nous trouver un twist a sa façon ( 😉 )

      Ensuite ce sera à toi et là tu choisiras soit de conclure, et tu auras alors la possibilité d’écrire une conclusion sans limite de mots : s’il te faut trois pages, OK, OK, OK ! ; soit de faire repartir le jeu pour un tour de plus, et nous prendrons alors la suite après toi, avec nos mots, en suivant le tour de rôle qui se trouve dans la marge de droite, en haut sous l’illustration fainéante du mois.

      18 juin 2013
      • Marie Ange #

        Voilà c’est fait, je viens de te faire parvenir ma cogitation, je pense que la table est mise pour Adrienne ;-)))

        18 juin 2013
        • Lise #

          ahhhhhhhhhhhhhhh … je suis sans voix ! BRAVISSIMO, Gis ! je poste immédiatement.

          18 juin 2013
  20. Lise #

    ah ah je n’ai pas encore fais mon tour de boite a lettre – j’y cours !

    18 juin 2013
  21. et voilà, tu devrais trouver la suite dans ta boite-à-mails 😉
    j’ai fait un truc « ouvert » qui permet de repartir dans le sens qu’on voudra…
    bonne soirée à tous!

    19 juin 2013
  22. Lise #

    Tu es l’as des écrire-ensemble, Adrienne, allez, avoue que ce n’est pas un coup d’essai ? je poste immédiatement. MERCI

    19 juin 2013
  23. Lise #

    Nous commençons LE SECOND TOUR du fameux canapé très, très étrange, et c;est maintenant à JALEPH, à toi, Monsieur de Bretagne 😉

    19 juin 2013
    • Marie Ange #

      Aie j’adore la forme que cette histoire prend ! Bravo!

      19 juin 2013
  24. Lise2cc #

    n’est-ce pas ? et je trouve, les petits loups, que nous faisons des progrès SCPECTACULAIRES à chaque nouveau texte ensemble.

    19 juin 2013
  25. c’est qu’on lit et relit attentivement ce qu’ont écrit les copains, maîtresse 😉

    20 juin 2013
    • C’est un point essentiel, accorder les chants des oiseaux.
      Tiens, z’auriez pas vu passer Hitchcock ?

      20 juin 2013
      • Lise2cc #

        il va bientôt arriver, si nous continuons dans le style de l’étrange !
        et je vois que tu as remis ta copie en temps, je saute dans ton texte – merci JAL

        20 juin 2013
  26. Lise2cc #

    (suite, après lecture de l’addition Jalepesque ) ben voilà, heureusement que j’ai 24 heures pour trouver une suite … Alvin sera-t-il englouti par le canapé dont le dossier se serait refermé sur lui alors qu’il est couché de tout son long sur le-dit ? Claire a-t-elle une énième hallucination ? Ou bien, plutôt, a-t-elle vu LE CANON D’UN FUSIL, BRAQUé sur Alvin au moment où il s’avance vers l’étrange chose-sanglier- canapé ? : vous le saurez, mesdames et messieurs en vous rapportant à votre journal habituel, Gossips & Tabloids en tous genres …

    20 juin 2013
  27. Lise2cc #

    Et voilà, je passe le flambeau à MADAME DE K, veinarde, ton tour tombe dans le weekend ! BONNE ECRITURE

    21 juin 2013
    • Marie Ange #

      Bien joué , Lise !

      21 juin 2013
      • Lise #

        hi hi mais c’est pourtant vrai qu’on s’amuse, sur ce canapé-là !

        21 juin 2013
  28. Lise #

    Ca y est, ca me revient, c’est le fameux TOUTOUNIER, de Colette ! Mis a la mode 2013, bravo les petits loups.

    21 juin 2013
  29. LOL quele histoire, ce canapé!
    oui oui, brûlons-le, c’est ce que j’ai fait avec mon piano 😉

    22 juin 2013
  30. Lise2cc #

    hi hi , et c’est TOI qui nous a lancé là-dedans !
    Tu as brûlé ton piano ? mais voilà LA solution

    22 juin 2013
  31. Lise2cc #

    Coucou, Madame de K ? c’est ton tour depuis samedi !! LOUP Y’ES-TU, Où ES-TU ?

    24 juin 2013
    • Lise #

      on ne peut pas attendre plus longtemps, hop, Ma’, c’est ton tour si tu as le temps.

      25 juin 2013
  32. Lise #

    Madame de K la veinarde se balade dans Paris et ne sera pas disponible pour ouvrir l’Ecritoire jusqu’à la semaone prochaine.
    Donc, si Ma’ veut prendre le tour ?
    Ou bien Marie-Ange ?

    25 juin 2013
    • Marie Ange #

      Fais-moi signe je peux prendre la suite si Ma n’est pas disponible

      25 juin 2013
      • Lise2cc #

        d’accord, Marie-A : j’attends la réponse de Ma jusqu’à demain soir, OK ? ça va nous donner le temps de relire ce canapé une fois de plus et de bien nous imprégner de l’atmosphère, atmosphère …. 😉 tu m’enverras ton texte soit demain soir, soit jeudi matin si pas de suite-réponse de Ma entre temps.

        25 juin 2013
        • Ma' #

          Je m’attelle à la suite dans la journée de demain… Là, je rentre d’une journée de travail à la capitale (et donc en tout pas loin de 5h de train en sus des A/R en métro et des réunions), je suis un peu à côté de la plaque !

          25 juin 2013
          • Lise2cc #

            Prends ton temps, du moment que nous savons que tu es là et que tu prendras la suite de ce fameux canapé, on sera patients. Je t’offre un verre de quelque chose de bon qui mousse pour te ragaillardir ?

            25 juin 2013
  33. Lise2cc #

    Notre pauvre Alvin sera-t-il blessé ? Claire et lui parviendront-ils à casser le malheureux canapé, source de tous les maux ( mots ) ? A Marie-Ange de nous en dire plus et nous acheminer vers une conclusion possible.
    Merci, Ma’. pour tes paragraphes, et merci pour les fils rouges que tu sais si bien ré-accorder entre eux.

    26 juin 2013
  34. Marie Ange #

    Je viens de te faire parvenir mon écrit, je crois qu’Adrienne va pouvoir conclure.

    26 juin 2013
  35. Lise #

    voilà, nous avons failli perdre Alvin, et Claire s’effondre … dans ses bras, et dans le canapé par la même occasion — suspense !! what going to happen now ???

    A toi, ADRIENNE 😉

    26 juin 2013
  36. Lise #

    Et miantenant ? ADRIENNE, tu le termines comme tu veux,la balle est à toi : et tu n’as pas de limite de mots pour la conclusion, tu utilises tout ce qu’il te faut.

    Je le passerai au noir dés que tu auras écrit le mot FIN.

    27 juin 2013
  37. Lise #

    et bien, voilà, je crois que le mot FIN, c’est Marie-Ange qui l’a ecrit avec sa dernière phrase.
    Je passe au noir.

    4 juillet 2013
    • Vrai que cela peut se terminer en points de suspensions pour ce mec qui se prend pour un mâle adroit.

      1 août 2013
  38. il faut que j’en parle à Adrienne, lol ! Il date quand même de Juin , celui-ci
    On le passe au noir ?

    2 août 2013

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