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Jeu de Juillet 1 / Chère P., par Adrienne

Chère P.

Il n’y a qu’à toi que je puisse le dire, et bien certainement je ne le dirai à personne d’autre. Je sais d’ailleurs que ça restera tout à fait entre nous.

Chère P., quand j’ai appris la nouvelle, il y a vingt ans, j’étais en plein milieu de mes vacances. C’était le 31 juillet et je suis sûre que toi aussi tu te souviens de ce jour-là. J’étais encore au lit, mais j’avais allumé le radio réveil  pour avoir les actualités. Et comme tu peux le deviner, j’ai été servie !

A l’époque, j’aimais tellement ton beau-frère que j’en ai été bouleversée. Complètement atterrée. Le monde, mon monde, allait-il s’arrêter de tourner ? Un homme que j’avais, me semblait-il, toujours connu, un homme qui était une figure de proue, un guide, un père presque?

Chère P., il n’y a véritablement qu’à toi que je peux le dire : je n’ai pas cru que ton mari serait à la hauteur. Je le percevais comme un homme léger. Je me rends compte aujourd’hui que je me trompais. Voilà ce que je tenais à te dire. Rien qu’à toi.

Alors aujourd’hui, vingt ans plus tard, le 3 juillet, au moment où je m’apprète à partir en vacances, voilà que l’actualité du jour m’interpelle de nouveau. Et tous les doutes que j’avais à propos de ton mari, d’autres aujourd’hui les ont au sujet de ton fils.

Chère P., tu as fait un boulot difficile et tu t’en es bien tirée. Tu as bien le droit de prendre des vacances. Et ton mari aussi.

Je t’embrasse

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