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Défi d’avril 2015- Dites le avec des fleurs

Dites – le avec des fleurs

Cette année-là, avril ouvrait sa pêche traditionnelle.
Dans ses filets, se prenaient, comme toujours, plutôt menu fretin que grands requins.
Passaient les jours, frileux ou caniculaires,
Le dicton ne mentait pas, qui conseille de ne pas, en avril, se découvrir d’un fil.
A Pâques, entendit-on, des lapins facétieux, aux poules, leurs œufs, avaient dérobé
Les dissimulant, pour la grande joie des enfants, dans les touffes odorantes de thym et de serpolet.
La chasse était ouverte, gibecières pleines à ras bord de chocolats, friandises pascales et petite friture.
Les fusils, eux, se préparaient, à l’ombre des murs de faïence bleue, pour une révolution.
Des hommes et des femmes, opprimés, trop longtemps ignorés, écartés du pouvoir et des décisions, dictature salazarienne.
En ce 25 avril avril 1974, le monde apprenait, le mot Liberté s’écrivait dans le ciel portugais,
Il n’y eut pas de sang versé, c’était la Révolution des œillets.

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Appel d’Avril

Si vous avez été choqué(e)(s) par la tragédie des migrants jetés à la mer, si vous n’etes pas remis(e)(s) de ce choc, si vous voulez extérioriser l’horreur, la souffrance, la colère, et tout vos ressentis, vous pouvez ECRIRE pour et sur le site ouvert à cet effet ce matin par FLORENCE NOEL, Voici le lien qui vous amènera à ma modeste contribution de ce jour.

http://flnoel2.wix.com/100000migrants#!11-Et-cette-colère-qui-gronde/cmbz/55395d910cf2adc1ace3aaaf

Nous avons besoin de plus de participants possibles. Merci.

Défi d’avril 2015 – Leçon de couture –

Leçon de couture

A comme aiguille à coudre, attention, pointe acérée
V comme visez et voyez si le fil est  passé par son chas
R comme remettre cent fois votre ouvrage sur le rouet
I comme une infinité de points, inventerez
L comme lacez et entrelacez, lancez-vous.

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Défi d’avril 2015 – Histoire à coudre –

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Histoire à coudre

Nous étions en avril. Au loin, je le vis, il attendait dans la file.
Dans le ciel défilaient les nuages, un rayon de soleil parvint à s’y faufiler.
La bobine du temps dévidait ses espoirs, fêtes et défilés printaniers.
Je le revis, figure carnavalesque, longues jambes  échalas, marionnette sans fil.
Dans le ciel pleuvaient les confettis, surfilant les nuages de rêves colorés.
Nous étions en avril. La- haut, je le vis, fildefériste sans filet, équilibriste précaire.
Un soleil d’opérette maquillait la scène, illusoire et fantasque, mon cœur et mes yeux en émoi.
Lui sur son fil, moi, retenue au sol par des liens invisibles, que je ne pouvais dénouer.
Arrivèrent alors, venus de nulle part, des oiseaux magnifiques, ailes tissées de songes,
Broderies mouvantes, dessinant des rubans aux couleurs arc en ciel.
Suspendirent leur vol au-dessus de la corde, ses mains saisirent les soieries multicolores.
Une écharpe l’enveloppa, l’escamotant à ma vue, laissant un ciel voilé de lin.
Au loin, petit point dans la file migrante, je le vis. Nous étions en avril.

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Défi d’avril 2015

 

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Pourquoi chercher plus loin ?

J’ai toujours su, et très souvent mis en pratique – du moins, chaque fois que ce fut possible –  que la première idée, le premier mouvement, l’impulsion, jaillissant d’un élan du coeur  dans sa candeur  originelle, sont de loin les meilleurs.

Aussi, le défi du mois, c’est, tout simplement  AU FIL D’AVRIL

( et merci cent fois Jacou pour ton texte de ce matin : sans toi, je serais arrivée en mai sans m’en apercevoir. )

 

En attendant le défi d’avril 2015- Ce qu’avril me dit

Chère Lise, j’espère que tout va bien.

Voici, un texte inspiré par avril, en toute amitié.

Ce qu’avril me dit.

Quatre mois et cinq lettres, trois défis terminés, un quatrième attend, bien caché dans l’armoire.
Armoire pour les confitures, mais vides sont les pots, qui bientôt, à nouveau seront remplis.
Remplis de ces belles gelées, marmelades de fruits, pas encore cueillis.
Cueillis à la branche des cerisiers encore en fleurs, promesse printanière d’un été gourmandises.
Gourmandises en pêchers, abricots, nectarines exquises, couleurs tendres et ensoleillées.
Ensoleillées, gorgées de sucre, en bouchée succulente, comme ces fraises voluptés et caresses.
Caresses du vent léger sur l’herbe attendrie de rosée, piquée de pâquerettes étoilées.
Etoilées, nuits sans nuage, quand, robes dorées, dansent la lune et Vénus.

Gazinet, le 9 avril 2015

Jacou

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