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INONDATION

La pluie cinglait les vitres avec une force telle que la peur prit possession de moi. Elle ne semblait pas faiblir du tout. Les éclairs, sans répits augmentait la sensation d’impuissance.

La pluie remplissait les fonds de terre. Pas facile de drainer tant l’eau tombait incessante et drue. La falaise perdait ses pierres, comme des sanglots,
échoués sur la rivière en contre bas des jardins.

Elle emplissait à présent toute la route. C’était comme si toutes les souffrances du monde laissaient enfin couler leurs larmes de désespoir, provocant des ecchymoses d’ondes trempées de pleurs.

Les égouts n’en pouvaient plus ! N’en voulaient plus ! Étouffée par cette fulgurante et catastrophique montée de l’eau, la ville s’inondait… La ville se noyait… Noyant la vie…

La solidarité s’activait pendant que la météo n’annonçait pas d’accalmie rapide, ni décrue bienvenue… Beaucoup allaient perdre leurs biens, leur vie.

La décrue serait la fin d’un cauchemar mais le début de nombreuses pertes et paperasses à répétitions. On ne maîtrise pas les éléments hélas… La ville perd pieds, la ville va sombrer, engloutie par des trombes d’eau dévastatrices. Catastrophe naturelle, entendrons nous alors dans les médias.

____________
Ghislaine Gruson

2 Commentaires Poster un commentaire
  1. Merci d’avoir posté mon texte,
    je n’ai pas trouvé votre adresse mail……

    28 août 2016
  2. Lise #

    je croyais l’avoir mise , la voici : lise.genz@yahoo.com

    28 août 2016

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