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Articles de la catégorie ‘05 – Jeu de Mai’

Mai 3 / en mai, fais ce qu’il te plaît, mais rondement ! par Mme de K

J’ai carrément envie que tu m’embrasses ! porte-ronde
Donne-moi un baiser rond devant cette porte ronde.
Mais si ! Un baiser rond ! Tu sais bien, comme ça… Tu vois, tu te rappelles.
Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à ça en voyant cette porte.
Surement à cause de son faux air de trou de serrure qui m’a fait penser à la peinture « Le verrou » de Fragonard. Va savoir pourquoi… Et puis s’il faut de bonnes raisons pour réclamer des baisers maintenant, où va-t-on ?

Mai 2 / Aveyron, par Adrienne

– Venez ! venez vite ! J’ai découvert quelque chose.

On se rassemble autour du chef, Daniel, 12 ans. Charisme, esprit d’initiatives et sens des responsabilités.

– Mais ne dites rien aux frangins, c’est trop dangereux pour eux.

Les frangins, ce sont ces pots de colle, vilains cafards et rois du chantage qui vivent dans le sillage de leurs aînés.

– Ça va être difficile. Mon petit frère est toujours dans mes pattes.

– Allez, on y va. Ne faites pas de bruit et baissez-vous.

Dès qu’on a quitté le terrain de camping, on est hors d’atteinte des regards. On suit Daniel, qui prend des airs de plus en plus mystérieux. Il s’arrête, se repère, chuchote :

–  C’est par là !

En file indienne derrière le chef, une petite Belge qui ne comprend pas les mots argotiques, deux Parisiens délurés et un gamin de Rouen, un grand taiseux qui est d’accord avec tout.

On arrive à une drôle de cabane en pierres sèches. Toute ronde.

– Voilà, dit Daniel. C’est moi qui l’ai découverte. Ce sera notre cachette secrète. Interdiction d’en parler aux parents !

On promet, on jure en levant la main droite. On entre à la queue-leu-leu. Il fait sombre et frais. Il n’y a qu’une seule ouverture et quelques pierres plates sur lesquelles on prend place.

Les projets les plus fous pour ce lieu fabuleux naissent dans les têtes quand tout à coup on entend des cris dehors.

– M… ! dit Daniel. Les petits frères ! Ils nous ont encore repérés !

Le soir même, les parents sont au courant.

Ils s’empressent d’interdire formellement de retourner à la borie.

borie

http://www.vaucluse-camping.com/IMG/jpg/Borie_2.jpg

ECRIRE ENSEMBLE 5 / Résilience

ecritoire photo gisou 2

« Avec une petite barque elle atteint des océans . »  A. Ionatos

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Rescapée des boats people elle s’est juré de faire fortune en Amérique et d’y introduire les membres survivants de sa famille.Ses diplômes non reconnus, elle gère seule un dépanneur dans un quartier sordide, seize heures par jour, la semaine entière, week-end inclus.Toujours souriante et joviale, parlant à peine l’anglais, elle  commerce, tisse des liens et se fait respecter même des plus rébarbatifs.Elle vit seule, loge dans son arrière-boutique, petit réduit à peine meublé, peu chauffé, mal éclairé d’où elle sort fraiche et pimpante  chaque matin pour déverrouiller sa porte.Mais ce matin la porte est restée close. Les badauds s’agglutinent et risquent des hypothèses.

– Elle ne peut pas nous faire ça!

C’est Ted qui le premier a lancé ce reproche. Le même Ted qui, à peine deux mois auparavant, avait menacé (je cite) de foutre le feu à sa baraque.

– Il lui est peut-être arrivé quelque chose?

– Penses-tu! Elle a dû trouver mieux ailleurs!

– Un mec, peut-être?

La discussion devient générale et plus personne n’écoute personne. 

Puis au moment où Ted crie « Je vais la défoncer, moi, cette porte, et on verra bien ce qui s’est passé à l’intérieur! » un taxi arrive en trombe et freine pile devant eux, au risque d’écraser quelques orteils.

(Adrienne, 16 mai 2013)

Petit conciliabule à l’intérieur du véhicule, une main fine qui tend un billet, la même qui refuse la monnaie, une portière arrière qui bée et laisse se déposer sur le trottoir un charmant petit pied chaussé d’un haut talon bleu et démesuré. C’est Xinh, la gérante de l’épicerie, qui se dresse sur les pointes de ses souliers. Elle s’adresse au petit rassemblement de passants.

—« Me voici moins matinale cette fois-ci, c’est une première mais je vous promets que ce sera la dernière.  Je n’ouvrirai pas ce matin ni ceux qui suivront. Je pourrais revendre mon fonds de commerce mais je me suis habituée à vous rencontrer chaque jour. A votre façon vous m’avez accueillie, très simplement, en  poussant la porte de ma boutique. Désormais, je n’ai plus aucun souci d’argent, mais il serait dommage de nous quitter pour une raison aussi futile.  J’aimerais que l’un d’entre vous accepte de travailler pour moi. Ted, cela te tente-t -il « ?

Jal 17/05/2013

Voici notre Ted  pris au dépourvu, comme la fourmi de la fable, et bien que la bise ne soit pas encore venue ;

  » Mais on ne sait jamais avec cette météo merdique, pense-t-il, et que me veut-elle, Miss Dépanneur,  là, tout à coup ? Pourquoi ce sourire et cette proposition et est-ce que je saurais faire ce que doit ? « 

Il se met à penser vite, ce qui ne lui arrive pas souvent. Elle s’impatiente et les autres agglutinés aussi :

– Alors ?

– Heu, oui

C’est parti malgrè lui,  et la foule autour applaudit :  » Il accepte, il accepte, bravo, bravo Ted « 

Xinh souri largement, et lui tend la main :

– Bon, et bien, on aura 2 semaines de training et ensuite, tu voleras de tes propres ailes.

Puis, se tournant vers les autres toujours agglutinés et semble- t-il pour encore longtemps :

– J’ai une idée : rendez-vous tous ici même dans deux semaines, au moment des passations de pouvoirs, on fera une fête « 

Deux semaines après, Ted n’est pas bien certain d’avoir tout compris au fonctionnement de la caisse enregistreuse ni de bien savoir à quel moment il doit recommander chez les fournisseurs de quoi ré-approvisionner les rayons. Il aimerait bien demander un peu de temps supplémentaire à Xinh mais il n’ose pas. C’est qu’elle est impressionnante cette petite bonne femme !

Il pense qu’elle lui a tout de même joué un sacré tour en lui faisant cette proposition et qu’elle a dû bien savourer le moment !

Le jour convenu pour la fête est arrivé. Ted a installé des banderoles de papier dans la boutique et disposé une grande table le long d’un mur. Par petits groupes, les habitués arrivent. Ils discutent, se demandent si Ted sera capable de la même disponibilité que Xinh… Mais, surtout, chacun s’interroge sur la source de la bonne fortune de celle-ci. Les suppositions vont bien entendu bon train quand Xihn demande à prendre la parole de sa petite voix fluette.

 Elle leur parle de son enfance là-bas en Asie, de sa fuite sur un bateau de fortune, de ceux qu’elle a laissés derrière elle. Puis, elle leur parle d’eux, de sa vie reconstruite. Ils attendent qu’elle leur parle de son avenir mais soudain, elle se tait ! Un homme vient de passer le seuil. Il l’aperçoit et se dirige vers elle.

Ted est encore plus impressionné par l’inconnu :  l’homme qui vient de franchir le seuil du dépanneur.  Asiatique aussi, belle prestance, allure princière, assurance d’un caïd malgré son visage couvert de bandelettes maculées de sang séché par endroit.

 Les deux colosses l’accompagnant ont fait sortir tous les invités et encadrent la porte d’entrée, pendant que l’homme ayant rejoint Mme Xinh, l’enjoint à le guider vers l’arrière-boutique, en lui pressant le coude.

Ted, de son comptoir, tente discrètement d’épier la scène derrière le mince rideau de tulle. la conversation semble se dérouler cordialement : pas d’éclat de voix, quelques rires étouffés, tintements d’ustensiles et de porcelaine, un sursaut , une embrassade prolongée, des rires , des larmes de joie de part et d’autre : des ombres chinoises grandeur nature !

 L’homme remet un carnet et une épaisse enveloppe à Mme Xinh avant de la quitter, il n’a plus de pansements, de vilaines cicatrices bleutées lui strient le visage.  Il toise Ted de ses yeux de félin. Celui-ci est sur le point de défaillir quand Mme Xinh s’avance et le présente comme étant le remplaçant inespéré, l’homme parfait pour la circonstance, la discrétion et le dévouement assuré.

 L’asiatique balafré hoche la tête, empoigne la main du jeune homme, y dépose un billet de $1000.00 en la serrant très fort, puis quitte les lieux , suivi de ses petits copains,  en souriant malicieusement.

 Ted est de plus en plus perplexe, Mme Xinh si frêle, si douce, si charmante, qui semble pactiser et fricoter avec … ? Et cette manne qui lui tombe dessus ?

Les invités réintègrent les lieux, maugréant de s’être fait éconduire par des étrangers, se ravisant en aparté en constatant qu’ici, ces immigrés sont un peu chez eux. Malgré lui sur ses gardes, Ted  filtre les gens à l’entrée, le poing serré sur son billet plein de dollars, risquant par-dessus les épaules un coup d’œil vers les trois individus qui s’éloignent. Il  s’était imaginé les voir intégrer une grosse cylindrée, un 4×4 surdimensionné, de préférence noir, tout décoré de chrome. A pied, ils repartent à pied ! Mais qui sont-ils ? Il n’a rien compris à leur discussion asiate dans la boutique. Cela demanderait une petite explication  de sa patronne. Mais trop de monde pour l’instant.

Xinh souhaite la bienvenue aux clients en leur collant un papillon de soie fuchsia  sur l’épaule. Même Ted y a droit. Bon, pas grave tant que tout le monde en porte un, mais ce soir, dès la sortie, il s’en débarrasse. Aucune envie de se faire tourner en bourrique par les glandeurs de la cité.

Xinh prend la parole, formant encore maladroitement ses phrases. Cela fait comme un entrechoquement des pendeloques d’un lustre qu’on déménage, charmant:

—« Papillon, c’est gage de ma reconnaissance, le garder trois jours sur l’épaule pour découvrir liberté ».

Trois jours, pense Ted. Avec quoi vient-elle encore ? Je vais longer les murs. Et puis ma liberté, je la connais déjà.

—« Je parle de liberté pas visible », ajoute Xinh avec un petit air mutin.  Jal 25/05/2013

 Je n’aurais jamais dû accepter, se dit Ted en rasant les murs pour rentrer chez lui. Si maintenant en plus de me jeter dans les pattes de ses amis chinetoques, de me coller un papilon fuchsia sur l’épaule, elle lit mes pensées, je ne suis pas au bout de mes peines…

Quelque chose ne tourne pas rond, dans cette histoire, il en est persuadé. Mais quoi? Que faire? Comment s’en dépêtrer maintenant qu’il est engagé et qu’il a accepté l’argent de ce type?

En ouvrant la porte de chez lui, il entend la sonnerie du téléphone.

– Mister Ted? dit la voix nasillarde d’un homme qui n’est sûrement pas né du côté de Brooklyn.

– Oui… ( 15/27/2013 – Adrienne )

– Mister Ted, reprends l’inconnu, vous faire ce que je dis : ouvrir le magasin à minuit, éteindre lumières, et attendre. Nous venir  travailler chez elle.

– Vous venir travailler , répète Ted  hébété.

Il se reprends :

– Vous qui ?

– Nous amis Madame Xinh.

– Si vous amis Madame Xinh elle ouvrir la porte à vous, hurle Ted soudain déchainé : c’est quoi  cette histoire ? allez vous faire …

L’autre répond en exagérant la politesse et les courbettes :

– Madame Xinh pas là, Madame Xinh absente, nous travail urgent, besoin magasin ouvert, simple non ? Vous beaucoup dollars. Venir ?

 Ted comprends tout de suite qu’il n’y aura rien d’autre à en tirer. Il se tait. L’autre poursuit :

– Vous venir fenêtre : voir nous dans voiture jaune. Vous venir à minuit. Nous attendre. Si vous pas venir, nous couic.

 Ted toujours silencieux se dirige vers la fenêtre. ; sous un réverbèreun taxi jaune est en stationnement suffisamment éclairé pour qu’il puisse apercevoir quatre hommes assis à l’intérieur, .

 Couic ?

« Couic »… le mot tourne en boucle dans la tête de Ted. Il se demande si les amis de Madame Xinh sont à prendre au sérieux. Enfin, il ne se pose pas vraiment la question, il aimerait surtout y apporter une autre réponse que celle qui lui vient à l’esprit.

Minuit lui semble soudain si proche et si loin. Il est à peine 23 heures.  Il jette un œil par la fenêtre. Le taxi jaune n’a pas bougé du rond blafard de lumière qui s’échappe du réverbère.

Ted sait qu’il n’a pas le choix, qu’il doit y aller. Il regarde les secondes défiler sur le cadran de l’horloge, décompte les minutes, s’interroge pour savoir s’il doit partir de chez lui à minuit ou être à l’épicerie à minuit, incertain de ce qu’il a compris. Il se décide pour arriver là-bas à minuit.

Il attrape son blouson qui a connu des jours meilleurs et se met en route. Il s’attend à ce que le taxi le suive mais ce n’est pas le cas. Il entre par la porte de derrière et conformément aux ordres qu’il a reçu va se poster derrière le rideau baissé à côté de la porte d’entrée.

L’inconnu se présente à minuit pile, un sourire satisfait aux lèvres.

« Merci Monsieur Ted ! Restez près de porte, autres amis venir pour travail. Vous reconnaître eux » [ Ma’ ]

Se présentent alors à la porte, les deux colosses les bras encombrés d’outils, suivis par deux autres asiates poussant des diables chargés de caisses.

 Ignorant Ted, le groupe se dirige prestement vers l’antre de Mme Xinh et entreprend de démolir le mur mitoyen la séparant de l’autre propriété.

 Aussi efficaces que des termites s’amuse-t’il à penser malgré l’insolite de la situation. Ces hommes ont tôt fait d’y pratiquer une trouée majestueuse, permettant déjà d’entrevoir le fatras accumulé de l’autre côté.

 Ted s’étonne de s’être aperçu de rien. Ce bâtiment étant inhabité depuis plusieurs années, comment ces marchandises ont-elles pu arriver là à son insu ?

 Fourbu , la tête lourde de questionnement, il s’apprête à rentrer se reposer lorsqu’apparaissent dans la trouée des hommes et des femmes de type asiatique précédés de Mme Xinh et du « balafré ».

 _ Bonsoir Ted, toi aller dormir maintenant, longue journée tantôt !

 _Expliquez-moi S.V.P. pourquoi tous ces mystères ? Qui êtes-vous ? Qui sont ces gens ? C’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce que je viens faire là-dedans ?

 Mme Xinh s’approche de Ted, lui tend un petit paquet de photos écornées et jaunies et lui explique d’une voix calme et posée, qu’elle est issue d’une famille très riche et très puissante. Qu’ils ont été massacrés, emprisonnés, chassés du pays par les vietcongs.

 Qu’il n’y a pas de mystère, qu’elle est venue en amérique pour s’enrichir et retrouver les quelques survivants de sa famille. Que ses diplômes n’étant pas reconnus, elle a opté pour l’import-export.  Que ces gens sont ses amis, sa famille, que certains aiment jouer les petits caïds mais qu’ils ne sont pas bien méchants.

 _ Juste mauvaise habitude !

 Elle ajoute que lui Ted et les gens du quartier sont aussi ses amis dans sa nouvelle vie. Que grâce à leur gentillesse elle a pu se reconstruire et envisager l’avenir. Elle termine en disant qu’elle va organiser une nouvelle fête dans quelques jours pour honorer et remercier les anciens et souligner la fête du Tèt *  et qu’elle va les inviter à nouveau.

 _ Maintenant bonne nuit Ted, aller te reposer ! ( Marie-Ange, 2 juin 2013 )

F I N
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* Le Têt = nouvel an vietnamien, seul moment chômé de l’année. Célébrations qui durent 3 jours, orgie de fleurs, décorations, pétards pour éloigner les mauvais esprits.A lieu le jour de la nouvelle lune entre le 21 jan. et le 20 fév. C’est l’occasion de faire le grand ménage, de laver et nettoyer la maison , d’élever de petits autels à la mémoire des parents décédés et de repeindre leur tombeau. Les deux premiers jours sont réservés aux retrouvailles familiales ils honorent les anciens en priant et en leurs faisant des offrandes de choses qu’ils aimaient de leur vivant. ex. tabac, friandises, objets etc. Le troisième jour est ouvert aux amis et invités.  Le premier visiteur de l’année  apporte avec lui la chance ou la malchance, ils invitent donc quelqu’un qui a très bien réussi. Ces jours là tous les vietnamiens, peu importe leur appartenance religieuse, sont en déplacement vers le bastion familiale pour aller honorer les anciens et recevoir leur « bénédiction »

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Lancé le 14 mai par Marie-Ange, accompagnée par : Adrienne, Ma’, Jaleph,  Lise

J de Mai 2 / Fiat Voluntas Tua, par Adrienne

Nous avions tout juste 22 ans, le diplôme en poche et un contrat de travail pour le premier septembre. Il ne nous manquait plus qu’une chose : la bagnole pour les déplacements.

Nous n’avions pas un sou vaillant, mais qu’à cela ne tienne : un beau-frère de l’Homme avait un copain qui avait un frère qui était carrossier. Spécialité : les voitures de seconde main. Il les retapait lui-même.

– Un vrai pro ! nous a assuré le frère du copain du beau-frère.

Et justement, ça tombait bien, il avait une occase en or – ou plutôt en vert d’eau – une petite Fiat qu’il était prêt à nous céder pour trois fois rien. Parce que c’était nous.

– Les pneus sont neufs ! nous dit-il en nous la montrant comme un trophée.

Elle ne payait pas de mine, avec son teint verdâtre et sans le moindre reste de brillance, mais  c’était la seule que nous puissions nous permettre.

– Tope-la ! On la prend !

Et nous l’avons ramenée chez nous. Bichonnée, lessivée, pomponnée, lustrée, frottée : ses  chromes rutilaient et sa couleur vaguement verte avait repris un peu de brillant.

Une fois toutes les formalités accomplies, nous avons pris la route dans l’allégresse. Pour son maiden trip, nous lui ferions avaler une centaine de kilomètres d’autoroute.

Entre Bruxelles et Louvain, l’Homme la pousse un peu et me regarde d’un air satisfait, conquérant : il n’y a pas à dire, ces petites Fiat, ça gaze drôlement bien !

Puis tout à coup son regard change et d’une voix altérée il me dit :

– Je n’ai plus de contrôle !

Nous avons juste pu nous laisser dériver vers une station-service qui par bonheur se trouvait au bon endroit.

Nous étions passés à travers le châssis.

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Adrienne