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Articles de la catégorie ‘Averse mars 2014’

Mars 9 / Rêves d’estive, par Pierre Wattebled

Le troupeau rêve d’estive
Le pasteur scrute les sommets
L’alpage attend qu’il arrive
Les clarines se sentent vibrer

Il n’est plus que quelques giboulées
Faisant rideau au grand soleil
Quelques petits bourgeons gonflés
Dont les couleurs veulent exploser.

L’univers conviant à l’amour
Pousse l’oiseau à faire son nid
Et inlassablement il court
Cherchant brindilles à petits cris.

Les filles ont les fruits rougissant
Dans la lumière des jours plus longs
Le bleu au cœur, au firmament,
Devient le meilleur compagnon.

Et chantent en chemin les vallons,
A l’heure des premières jonquilles
Crocus, et pâquerettes sont,
Avec les primevères, tranquilles.

La rivière offre ces reflets
Qui fondent l’allégresse au cœur ;
Emportent, avec légèreté,
Un peu de renouveau, ailleurs.

J’ai chaussé mes gros godillots
Je me suis taillé un  bâton :
Il faut un pasteur au troupeau…
Car le chemin est encore long.

_________________

Pierre WATTEBLED- le 6 mars 2014.

Mars 8 / Dispute, par Jacou33

SEAU et cruche

Une averse sans eau,

Cela ne s’est jamais vu.

De quel pays viens-tu,

Qui écris averse avec un o?

Je n’ai pas dit o, mais eau,

Ce que tu peux être sot!

Tu me traites de seau,

Toi,  vieille cruche!

Tu m’as vexée, je m’en vais.

C’est bien ce que je pensais,

Tant va la cruche à l’eau,

Qu’à la fin, elle se casse.

Boyinrain

Mars 6 / Mme de K se prend pour Diderot, par Mme de K

Ou comment j’ai trouvé un sujet d’écriture en disant que je n’avais pas d’idée…

Ce texte n’est pas une fiction, ni une poésie, mais un reportage. On a le droit aussi, non ?

Pour la consigne de mars, Lise propose l’averse. L’averse ? L’averse… je n’ai pas d’idée là tout de suite…
Pour signifier à Lise que je ne suis pas morte, je me dis que je vais lui mettre sur l’Écritoire une belle image pour la faire patienter. Je pense à une peinture d’une Bretonne cramponnée à son parapluie sous la bourrasque que je crois être d’Odilon Redon. Perdu ! elle est de Paul Sérusier. Me disant que je ne connais pas bien ce peintre, je vais lire la page qui lui est consacrée sur Wikipédia. Et là, je tombe dans une cascade de recherches et de découvertes qui font partie de mes grands plaisir quand je navigue sur la toile.
Sur la page « Sérusier » je remarque une faute de frappe : le nom de marie Poupée sans majuscule à Marie. Je me dis que je vais corriger cette petite faute, mais qu’avant je vais chercher qui est cette Marie Poupée pour voir si on peut mettre un lien sur son nom. Car, en effet, l’intérêt de Wikipédia c’est les liens hypertexte entre les pages. Je ne trouve pas de page « Marie Poupée » mais je trouve, sur la page consacrée au peintre Meyer de Haan une mention de l’auberge de Marie Henry, dite Marie Poupée, qui tenait une auberge au Pouldu dans laquelle Paul Gauguin et une troupe de jeunes peintres ont habité dans les années 1890. Cette Marie Henry fut la maîtresse de de Haan, peintre peu connu, à la page Wikipédia un peu maigre, mais qui fit tout de même l’objet d’une exposition au musée d’Orsay en 2010.
C’est ainsi que de fil en aiguille, je me suis retrouvée à travailler toute la journée et à modifier huit pages Wikipédia. Et tu sais quoi ? Je me suis régalée !

On dira ce qu’on voudra de Wikipédia, qu’il y a là-dedans tout (par exemple la recette des roudoudous) et n’importe quoi (comme la page consacrée au docteur André Gernez qui soutient, entre-autres « la théorie d’un besoin biologique de croire alléguant que le fait religieux serait fixé génétiquement dans le cerveau limbique »).  N’empêche !… je trouve que c’est une œuvre importante de mise à disposition du savoir à tous ; et je suis très fière (n’ayons pas peur des mots) d’apporter ma pierre à l’édifice !
Je n’ai mis aucun lien, comme tu es curieux, tu vas aller farfouiller toi-même.

Mars 5 / Recette de l’Averse par Jacou 33

INGREDIENTS

De l’eau: peu importe le volume ; du dé à coudre à un océan ; c’est selon la superficie que vous désirez humidifier.

Une source de chaleur : un soleil, par exemple.

Des particules de poussière.

De l’air plus ou moins froid, suivant la qualité de l’averse que vous désirez obtenir.

QQues cumulonimbus.

Un nimbostratus

Un cumulus bourgeonnant, variété congestus

PREPARATION

Laissez le soleil chauffer l’eau. Laissez la se transformer en vapeur. Regardez la monter.

Quand vous voyez le nuage se former, attendez que les gouttelettes condensées autour des poussières s’assemblent et grossissent, jusqu’à devenir trop lourdes. Elles ne flottent plus.

Votre pluie est prête.

Pour une simple averse, ajouter un petit peu de cumulonimbus.

 Pour une averse orageuse, mettre un cumulonimbus entier.

Si vous préférez une pluie continue, parsemée d’averses,   plongez un cumulonimbus entier dans un nimbostratus.

Pour une averse forte et de courte durée, ajoutez du cumulus bourgeonnant congestus.

CUMULONIMBUS                                                                                                                                  NIMBOSTRATUS
Cumulonimbus06NIMBOSTRATUS

 

Vous pouvez agrémenter le tout en vous munissant d’ imperméables, bottes de pluie et parapluies. Il ne vous reste plus qu’à déguster.

CUMULUS CONGESTUS ouCUMULUS BOURGEONNANT CONGESTUS

Mars 4 / Clin d’oeil, par Jacou 33

PLUIE de SPAGHETTIS cloudy_with_a_chance_of_hamburgers

Illustrations de Ron Barett pour l’histoire « Il pleut des hamburgers », en anglais « Cloudy With a chance of Meatballs » écrite par Judy Barrett.

Mars 3 / Après la pluie, le beau temps, par Jacou33

 OISEAUX arc en ciel

De la pluie, l’inverse

Le soleil, serait-ce.

Ne dit-on pas mars,

Mois des giboulées.

Cordes d’eau, à verse,

Lumière les traverse.

Liant les paysages inondés,

Sur fond de ciel apaisé,

Se dessine une arche colorée,

Arc en ciel, nommée.

Mars 2 / L’averse, par Mme de K.

l'averse

Paul Sérusier – l’averse – 1893

Une image en attendant un texte…

Mars 1 / Prendre le Temps, par Jacou33

Quel temps aujourd’hui ?

Le petit chat est mort…

Je ne te demande pas des nouvelles du chat, je te parle de la météo ! Un chat, c’est un chat, le temps c’est la météo.

Ou le temps qui passe, le temps d’aimer, de sourire, d’écouter, de se reposer…

Quelle averse de mots ! Vas-tu me répondre à la fin !

Tout ce que je sais, c’est qu’il ne fait pas un temps à mettre un ch…

Arrête de parler  de cet animal !

Je disais donc, il pleut des chats…

Elle recommence. J’ai compris, je vais voir.

Que voilà une sage décision.

Brrr…quelle averse ! Tu ne pouvais pas m’avertir.

J’ai bien essayé. Mais vous ne m’écoutiez pas. Vous ne prenez jamais le temps d’écouter.

Je suis mouillé jusqu’aux os. Il fait un temps à ne pas mettre un chat dehors.

Ou un chien.

Tu disais ?

Non, rien.

pluie